Le coût réel d'un site internet sur 3 ans : le prix du jour 1 n'est qu'une ligne sur cinq.
Un devis de site ne ment presque jamais sur le chiffre. Il ment par omission. Le prix qu'on vous annonce le jour de la signature, c'est une seule des cinq lignes que vous paierez vraiment sur trois ans. Les quatre autres - le récurrent, les outils ajoutés en route, votre propre temps, et ce que coûte de partir - ne figurent sur aucune première page de prix. Voici comment les calculer vous-même, sur n'importe quelle offre.
Quinze ans à reprendre des sites de TPE, et toujours la même surprise au moment d'ouvrir le dossier. Le coût réel d'un site internet sur 3 ans ne se loge presque jamais là où on le cherche. Les sites qu'on récupère, en général, n'avaient pas coûté cher à signer. Ils ont coûté cher après. L'année 2, surtout l'année 3. Le devis de départ, lui, était souvent juste sur son chiffre. Ce n'était pas ce qu'il annonçait qui posait problème. C'était tout ce qu'il passait sous silence.
Vous ne trouverez pas ici un classement de vendeurs. Qui est le moins cher entre Wix, un freelance, une agence ou un abonnement, ce comparatif existe déjà, chiffres sourcés à l'appui. L'objet de cette page est ailleurs, et il tient sur n'importe quelle offre : lire le coût total d'un site avant de signer. Additionner les cinq lignes que personne ne pose côte à côte. Gardez votre propre devis sous les yeux en lisant - vous allez l'appliquer ligne par ligne.
La règle qu'aucun devis ne vous montre
Un repère, d'abord, emprunté à un autre métier. Sur un logiciel ou un système informatique, le coût ne se loge pas dans la construction. Il se loge dans la durée. Gartner estime que les organisations consacrent plus de 70 % de leur budget informatique au seul maintien des systèmes existants, et l'IEEE Computer Society situe la part de maintenance entre 60 et 80 % du coût total du cycle de vie d'un logiciel (source : benchmarks Pegotec 2026, citant Gartner et l'IEEE).
Un site internet n'est pas un logiciel d'entreprise, et ces pourcentages ne sont surtout pas une fourchette "site TPE" - aucune source sérieuse ne la donne. Mais la logique se transpose. Le jour de la livraison, vous avez payé la partie la plus visible et, souvent, la plus petite de la facture. Le reste arrive ensuite, sans bruit, mois après mois. C'est exactement la part que le devis ne montre pas.
Ligne 1 - le prix affiché
La ligne du devis. Un setup unique, une première mensualité, un tarif de builder. Son mérite : elle est visible, datée, chiffrée. Et c'est précisément ce qui la rend trompeuse. On la regarde, on la compare d'une offre à l'autre, on tranche dessus. Alors qu'elle ne décide presque de rien sur trois ans.
Une chose à retenir à ce stade. La ligne 1 est la seule des cinq qui soit lisible d'avance. Les quatre autres sont une estimation, parfois un pari. Trancher entre deux offres sur la seule ligne 1, c'est choisir une voiture sur le prix du plein - sans regarder la consommation, l'assurance, ni ce qu'elle vaudra à la revente.
Ligne 2 - le récurrent qu'on additionne rarement
Un site en ligne coûte chaque année, qu'on y touche ou pas. Le nom de domaine, autour de 10 € par an. L'hébergement, de 50 à 500 € par an. Et, si vous tenez à un site qui ne casse pas un beau matin, un contrat de maintenance : mises à jour vérifiées, sauvegardes externalisées, surveillance. En France, comptez de 30 à 150 € par mois selon le niveau de service, la fourchette réaliste pour un site vitrine de TPE sérieusement tenu se situant entre 30 et 90 € (sources : Baromètre Codeur.com, novembre 2024 ; recoupement WeComm).
Cette maintenance n'est pas une option de confort. Le rapport State of WordPress Security 2025 de Patchstack a recensé 7 966 nouvelles vulnérabilités dans l'écosystème WordPress sur la seule année 2024, en hausse de 34 % sur un an. 96 % logées dans les extensions. Un tiers encore non corrigées au moment de leur divulgation publique. Un site laissé sans suivi ne dort pas tranquillement dans son coin. Il s'expose.
Sortez la calculette. 90 € de maintenance par mois, ça fait déjà plus de 3 000 € sur trois ans. Posez ce nombre à côté de votre ligne 1. Vous verrez que sur la durée, le récurrent pèse souvent plus lourd que le prix d'entrée. Et c'est justement cette ligne que la plupart des devis rangent en bas de page. Quand ils la mentionnent.
Ligne 3 - les outils qu'on ajoute en cours de route
Le devis chiffre un site à un instant T. Votre activité, elle, ne reste pas figée. Un jour vous voulez que vos clients réservent en ligne. Un autre, un lien propre à coller dans votre bio Instagram. Plus tard, savoir quelles pages sont vraiment vues, et lesquelles ne servent à rien. Chaque besoin est légitime. Et chacun, sur un builder nu, se règle de la même façon : un abonnement tiers de plus.
Les ordres de grandeur, en 2026. Une prise de rendez-vous type Calendly démarre autour d'une dizaine d'euros par mois et par utilisateur (10 $/siège en facturation annuelle, source : page tarifs Calendly). Un bio link Linktree Pro est passé à 15 $/mois après une hausse de 67 % en novembre 2025 (sources recoupées Talkspresso, PriceTimeline). Pris isolément, rien d'affolant. Empilés sur trois ans, ces petites lignes-là finissent par doubler une facture, et personne ne les a vues venir.
La bonne question à poser au vendeur n'est donc pas "combien coûte le site". C'est "qu'est-ce qui n'est PAS inclus dans ce prix". La prise de rendez-vous, le suivi des visites, le bio link : dans le forfait, ou facturés à part le jour où vous en aurez besoin, par vous ou par un tiers ? Ce qui figure dans l'abonnement et ce qui reste en option change radicalement le total final.
Ligne 4 - votre temps
La ligne la plus chère, et la seule qui ne figurera jamais nulle part - parce qu'aucun paiement ne passe par là. Faire soi-même, mettre à jour soi-même, dépanner soi-même un dimanche soir : c'est gratuit, à une condition. Que votre temps ne vaille rien. Or il vaut quelque chose. C'est même votre ressource la plus rare.
On ne va pas vous fabriquer un nombre d'heures par an. Aucune source fiable ne chiffre précisément le temps qu'un dirigeant passe sur son site, et les chiffres qui traînent mélangent tout l'administratif. Mais le scénario, on le connaît par cœur. Le site monté à 80 %, fier du résultat, puis bloqué net sur le référencement local ou sur ce fichu formulaire qui ne renvoie aucun mail. Le site figé deux ans, menu de 2023 toujours en ligne, page "Contact" vide. La ligne 4 ne se lit pas sur un relevé bancaire. Elle se lit sur votre agenda, un dimanche soir.
Quand cette ligne tend vers zéro, ça change le quotidien sans rien coûter de plus. Prenez deux restaurants qu'on a livrés à Bordeaux, visibles en ligne : Carmel et Marlone. Leur carte, leurs horaires, leur réservation restent à jour - sans qu'aucun des deux n'ouvre jamais un éditeur de code. Ce temps-là, ils le passent en cuisine et en salle. Le coût évité ne s'affiche sur aucune facture. Mais un Wix géré en autonomie, lui, aurait fini par le prélever en soirées perdues.
Ligne 5 - ce que coûte de partir
Deux coûts se cachent dans la sortie. Le premier, c'est la portabilité. Le jour où vous voulez quitter votre prestataire, vous récupérez quoi, au juste ? Le site, les contenus, le nom de domaine - ou rien d'exploitable ? Il n'existe pas de statistique de marché fiable là-dessus, et pour cause : tout dépend de ce qui est écrit dans votre contrat. La vraie question de sortie n'est pas "suis-je propriétaire", c'est qu'est-ce qui est écrit sur ma sortie. Et quand l'abonnement transite par un financement locatif tiers, partir peut coûter d'un coup la totalité des loyers restants - mécanisme détaillé dans notre décryptage des contrats LOCAM.
Le second coût de sortie, c'est la refonte. Un site ne vit pas éternellement. L'analyse d'Orbit Media situe la durée de vie moyenne d'un site avant refonte majeure autour de 2 ans et 7 mois (échantillon de grandes entreprises marketing - à ne pas surgénéraliser, l'auteur le précise lui-même). En recoupant plusieurs analyses, on peut le formuler prudemment : un site vitrine se refait en général tous les 2 à 4 ans. Sur un horizon de trois ans, il y a donc une vraie chance que vous repassiez à la caisse d'une refonte avant la fin. La ligne 5 n'est jamais sur le devis du jour 1. Par construction, elle ne peut pas y être.
Le calcul honnête : additionnez les cinq, sur trois ans
La méthode tient en quatre gestes. Reprenez le devis que vous avez sous les yeux et reconstituez chaque ligne.
- Ligne 1 - le prix affiché. Setup, première mensualité ou tarif builder. Notez-le tel quel.
- Ligne 2 - le récurrent x 36. Domaine, hébergement, maintenance. Multipliez le mensuel par 36 mois. C'est ce total-là qui surprend, presque à chaque fois.
- Lignes 3 et 4 - les outils et votre temps. Listez ce qui n'est pas inclus et que vous ajouterez en route (RDV, bio link, stats). Puis demandez-vous combien d'heures l'offre vous économise vraiment.
- Ligne 5 - la sortie. Que récupérez-vous si vous partez ? Et une refonte est-elle probable avant trois ans ?
Les cinq lignes posées, la bonne question n'est plus "laquelle est la moins chère". Elle devient : quelle ligne est lisible d'avance, et laquelle est un pari ? Une offre à 14 € par mois qui vous coûte vingt soirées, trois abonnements tiers et une portabilité nulle n'est pas la moins chère. C'est la plus illisible.
Et soyons honnêtes jusqu'au bout. Il existe un cas où le site one-shot figé reste le meilleur calcul de coût total. Un indépendant avec une simple page de présentation, une activité qui ne bougera pas, aucun besoin d'outils ni de mise à jour : pour lui, payer un récurrent serait du gaspillage pur. Si c'est votre situation, ne prenez pas d'abonnement, le nôtre compris. Ce qu'on défend ici, c'est le calcul juste, pas notre offre par défaut.
Pourquoi une mensualité unique change l'équation
Pour tous les autres - activité qui bouge, outils qui s'ajoutent, pas une heure à donner à la technique - le problème n'est même pas le prix. C'est l'illisibilité. Quatre lignes sur cinq restent invisibles le jour de la signature, et c'est exactement là que la mauvaise surprise s'installe.
C'est ce problème-là qu'on a voulu régler chez BRIKS, et c'est notre seul argument sur cette page. Pas "le moins cher". La seule des cinq lignes qui soit lisible d'avance. Une mensualité unique, à partir de 89 € par mois, qui absorbe le récurrent (hébergement, maintenance, sécurité), les outils intégrés (suivi des visites, bio link, QR codes) et le temps que vous ne passez plus sur la technique. Le prélèvement est direct, sans organisme de crédit glissé entre vous et nous. L'engagement est plafonné à 36 mois. Vous additionnez une seule ligne au lieu de cinq, et le coût réel de votre site sur trois ans est connu dès la signature. Le détail de ce qui est inclus est posé noir sur blanc sur la page tarifs.
Ça vaut même pour ceux qui pourraient s'en passer. Droniz et Contour 3D, spécialistes du drone et de la 3D, savent piloter un freelance ou coder eux-mêmes s'il le faut. Ils ont préféré la prévisibilité du coût et un seul interlocuteur dans la durée au prix de départ le plus bas. Parce que le coût total le plus bas n'est presque jamais le prix affiché le plus bas. Même quand on sait faire soi-même.
Questions fréquentes
Le coût total, ça veut dire que l'abonnement est toujours le moins cher ?
Non, et le prétendre serait malhonnête. Pour un indépendant avec une simple page de présentation qui ne changera jamais, un site one-shot figé sans récurrent reste le meilleur calcul - payer une mensualité serait du gaspillage. L'abonnement gagne quand votre activité bouge, que vous ajoutez des outils en route et que votre temps a de la valeur. C'est-à-dire la majorité des cas. Pas tous.
Comment estimer mon propre temps dans le calcul ?
Sans inventer un nombre d'heures. Une question concrète suffit : sur les douze derniers mois, combien de fois avez-vous voulu changer une info sur un ancien site sans y arriver seul, ou laissé une page périmée faute de temps ? Si la réponse est "souvent", la ligne 4 sera lourde pour vous. Et une offre où le contenu se met à jour en quelques minutes, ou est tenu pour vous, vaut largement son surcoût apparent.
La refonte tous les 3 ans, c'est obligatoire ?
Non, c'est une moyenne, pas une règle. Les analyses convergent autour de 2 à 4 ans selon la qualité de la réalisation et le secteur. Un site bien conçu et tenu à jour se rafraîchit au fil de l'eau plutôt que de se refaire de zéro. La bonne question avant de signer : est-ce que cette offre prévoit de faire évoluer le site, ou vous livre-t-elle un objet figé qu'il faudra entièrement reprendre dans deux ans ?
Qu'est-ce qui est lissé dans une mensualité BRIKS ?
L'hébergement, le certificat de sécurité, les sauvegardes, la surveillance et les mises à jour de sécurité (la ligne 2), les outils intégrés comme le suivi des visites, le bio link et les QR codes (la ligne 3), et l'accompagnement humain pour tenir le contenu à jour sans toucher au code (la ligne 4). Certaines BRIK restent en option si votre activité les demande. Le total est connu d'avance, dans une seule mensualité.